Retour en Bretagne en 2014 pour de nouvelles aventures maritimes

Me voilà en retraite de retour à Arzon, heureux de retrouver la Bretagne. Nous avons réintégré notre maison du Grah-Niol, un peu désemparés de quitter les îles du soleil et cette vie insouciante où les sourires embellissent le visage tanné des iliens. Je me console avec Walsung un Attalia de 9.32 m et par un amour immodéré pour mon potager et mon chat Goulphar.

La maison est toujours aussi belle et bien entretenue, Yerri et Samuel qui l’ont occupée pendant notre absence l’ont bichonnée. Le jardin a pris ses aises n’étant pas la priorité des enfants, les bambous sont passé chez le voisin et défoncent sa belle allée goudronnée, le tilleul chatouille le ciel, les haies ont pris de l’embonpoint, seul l’arbre de Judée s’épanouit ravi au milieu d’une pelouse rarement tondue.

Au port, je retrouve avec plaisir les anciens collègues, les retrouvailles sont cordiales, auréolées par mon expédition seychelloise, les convoyages, les pirates somaliens, mon passage à la télé les questions fusent, que d’aventures à raconter et comment leur dire l’importance de réaliser ses rêves.

Des rêves j’en ai encore, les côtes bretonnes sont de vieux souvenirs à réveiller, les iles du ponant des histoires d’amour, il me faut un bateau !

Grâce à Gilles Pommeret l’ancien conseiller commercial de l’ambassade de France aux Seychelles, je fais l’acquisition d’un Attalia 32 en superbe état pour une somme modique, en co-propriété avec Rémi et Claude. Par respect pour Anne Sylvie et Sylvain les anciens propriétaires, je n’ai pas débaptisé Walsung et ils sont tenus régulièrement au courant des aventures de leur cher Walsung.

La sortie d’eau de Walsung au chantier à la Roche Bernard le 1er juillet 2015

Ma nièce Loren qui a repris les rênes de Crouesty Location me confie les convoyages des bateaux qu’elle achète en Italie, ce sont des beaux parcours que j’effectue avec Stéphane Desquilbet un fidèle matelot.

En décembre 2016 Francois me propose de faire traverser l’atlantique à Jean Lartigues atteint de la maladie de Charcot, condamné à son fauteuil médicalisé ! Drôle d’expédition mais comme je n’ai jamais dit non à mon frère, me voilà embarqué dans l’aventure. Après le convoyage du Lagoon 52 de Bordeaux à la Trinité, de l’aménagement du carré en chambre pour Jean, du recrutement d’une équipe médicale, nous appareillerons le 8 octobre 2016 et débarquerons en Martinique au Marin le 26 Novembre après plusieurs escales à la Corogne en Espagne, à Cascais au Portugal, à Lanzarote aux Canaries, à Mindelo au Cap Vert et 4000 milles à travers l’Atlantique.

L’installation de Régis Guillemot au Sémaphore à St Gildas va m’ouvrir de nouveaux horizons. C’est un super marin avec deux participations à la course du Rhum, c’est le cousin de Marc Guillemot pour les connaisseurs. Je découvre avec lui le milieu de la base sous-marine de Lorient ou hivernent les passionnés de courses aux larges, les skippers et les grosses écuries.

Régis prépare à Lorient Hallucine, son nouveau ORC 50, un catamaran de 15 mètres en carbone, une bête de course qu’il doit baser en Martinique. Nous nous y rendons en moto, nous passons nos journées dans la base sous-marine au chantier Marsaudon, j’aurais le plaisir de faire la traversée de l’Atlantique sur ce formidable voilier.

Puis en 2023 nous allons chercher son nouveau ORC 50, Ty ANA à Aruba une ile Hollandaise en face du Vénézuéla, Laura qui finissait un voyage en Colombie nous rejoint et c’est avec Régis, Sylvie et Laura que nous ferons une de mes plus belles croisières dans les Caraïbes. J’ai redécouvert ma princesse, elle a redécouvert son père !