Grah-Niol – mars 2022

Chers tous

Désirant me changer les idées, j’ouvre mon Toughbook CF19 Panasonic, compagnon de toujours, confident de mes plus profonds états d’âme. Lui au moins est blindé, étanche et capable d’écouter mes exaspérations, mes déconvenues, de partager mes joies ou bien simplement de me faire voyager loin des contraintes quotidiennes dans une discrétion absolue.

En caressant doucement le clavier, la magie s’opère et dévoile noir sur blanc de magnifiques souvenirs et de belles émotions, alors voilà.

Ce midi, le dernier céleri-rave du jardin nous a comblé, il nous reste trois kiwis et une citrouille d’une belle couleur orange. Elle brille sur les étagères du garage, donnant un petit air de fête printanière à ce coin encombré d’un bric-à-brac très hétéroclite.

Rassurez-vous, dans la serre les semis pointent déjà leurs petites feuilles vertes, présage d’une belle récolte.

Mais, je ne prends pas la plume pour vous faire l’historique du potager du Grah-Niol… qui mérite quand même qu’on s’y attarde.

22 kilos de Kiwis, 30 kilos de pommes de terre, et en abondance des betteraves, tomates, haricots verts, salades, artichauts, piments, poivrons, céleris-raves et quelques plantes exotiques nous ont régalés tout l’été.

Archimboldo – L’été au Grah-Niol

J’ajoute à cette énumération et j’en profite pour les remercier, Marine, Anne, Valérie et Carla qui nous donnent des œufs tous les matins et du fumier nécessaire aux plantations.

Dans cette atmosphère campagnarde un beau faisan a pris ses quartiers d’hiver dans notre jardin ajoutant une note sauvage à notre refuge.

Cet inventaire vous laisse pantois, je n’en doute pas et comme le dit mon voisin, les bons marins font les bons jardiniers, je suis assez d’accord sachant qu’il ne maîtrise ni l’un, ni l’autre.

L’hiver capricieux nous fatigue, ses dépressions sous forme de cumulus énormes noirs et gris, accompagnés de vents furieux, provoquent un océan déjà belliqueux. Dans ces périodes il est préférable de rester à la maison.

Nous avons avec Rémi profité de quelques belles journées en janvier et en février.

Walsung nous a menés du Crouesty vers Lorient, après une belle escale à Port Louis, Olivier et Margaret nous ont reçus comme des rois dans leur magnifique maison d’architecte.

La remontée de la rivière d’Hennebont au petit matin est un spectacle insolite ! quel monde étrange que ces cimetières de bateaux échoués dans la brume matinale. Leurs vieilles coques démembrées apparaissent et s’évanouissent dans un silence spectral semblant nous rappeler l’impermanence de toute vie.

Il y eut également la descente de la Vilaine sur Bird avec un équipage d’allumés, une belle escale à Hoëdic et la remontée du golfe jusqu’à Vannes.

Le mois de février a également été propice à la transformation de la terrasse pour une varangue cubaine réalisée en coumarou, superbe ! il ne me manque plus que le rocking-chair, un cigare et des champs de coton à perte de vue, ne désespérons pas….

Voilà quelques nouvelles, de vous écrire me fait du bien car l’horizon à l’est est bien sombre et j’admets aujourd’hui avoir une préférence pour les tempêtes venues de l’ouest, même du sud-ouest qui ne sont que des épiphénomènes saisonniers.

Mes chers tous rappelez-vous la maison du Grah-Niol est tranquille, accueillante et vous attend.

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